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27 mars 1977 : la catastrophe aérienne de Tenerife, la plus meurtrière de l’histoire

Il y a quarante-neuf ans, un enchaînement de circonstances dramatiques provoquait la pire catastrophe aérienne de l'histoire.

27 mars 1977 : la catastrophe aérienne de Tenerife, la plus meurtrière de l’histoire
Via Rainer Binder

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Le 27 mars 1977 reste gravé comme l’une des journées les plus sombres de l’histoire de l’aviation. Sur l’île de Tenerife, à l’aéroport de Los Rodeos, aujourd’hui l’aéroport de Tenerife-Nord, un enchaînement de circonstances tragiques a conduit à l’impensable.

Un détournement vers Tenerife

Ce jour-là, un flux de trafic exceptionnel s’est formé. Plusieurs avions, déroutés de l’aéroport de Gran Canaria en raison d’une alerte à la bombe, ont été redirigés vers Tenerife. La saturation soudaine de l’aéroport, combinée à un épais brouillard, a réduit drastiquement la visibilité et augmenté le risque de confusion.

Des communications critiques

Au moment décisif, la tour de contrôle a donné une instruction qui sera mal interprétée :

« KLM 4805, vous êtes autorisé à rejoindre le radiophare Papa… maintenez le niveau de vol 90… virage à droite après décollage. »

Le commandant du vol KLM a répondu :

« Reçu, monsieur, nous sommes autorisés vers le radiophare Papa… nous sommes maintenant au décollage. »

Une formulation non standard, laissant planer un doute sur l’intention réelle.

La tour a alors répondu brièvement :

« OK… »

un terme trop vague, avant de corriger peu après :

« Attendez pour le décollage, je vous rappellerai. »

Cependant, le message crucial de l’équipage de Pan Am,

« Et nous sommes toujours en train de circuler sur la piste ! »,

a été brouillé par des interférences, empêchant une réception claire.

Une collision tragique

Dans le cockpit, malgré un doute exprimé, le commandant a décidé d’engager le décollage. Quelques secondes plus tard, l’appareil de la KLM a percuté celui de Pan Am encore en phase de roulage. Le bilan fut effroyable : 583 victimes, faisant de la Catastrophe aérienne de Tenerife l’accident aérien le plus meurtrier de l’histoire de l’aviation civile.

Un tournant pour la sécurité aérienne

Au-delà du drame humain, cet accident a transformé les normes de sécurité. Il a mis en lumière l’importance de la clarté des communications, de la standardisation des procédures et de la gestion des ressources en équipage (CRM). Désormais, une seule formule fait foi : « autorisé au décollage ».

Chaque 27 mars, ce souvenir tragique nous rappelle la rigueur indispensable dans l’aéronautique et la fragilité des systèmes face à une combinaison de facteurs humains et techniques.

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