Le 27 mars 1977 reste gravé comme l’une des journées les plus sombres de l’histoire de l’aviation. Sur l’île de Tenerife, à l’aéroport de Los Rodeos, aujourd’hui l’aéroport de Tenerife-Nord, un enchaînement de circonstances tragiques a conduit à l’impensable.
Un détournement vers Tenerife
Ce jour-là, un flux de trafic exceptionnel s’est formé. Plusieurs avions, déroutés de l’aéroport de Gran Canaria en raison d’une alerte à la bombe, ont été redirigés vers Tenerife. La saturation soudaine de l’aéroport, combinée à un épais brouillard, a réduit drastiquement la visibilité et augmenté le risque de confusion.
Des communications critiques
Au moment décisif, la tour de contrôle a donné une instruction qui sera mal interprétée :
« KLM 4805, vous êtes autorisé à rejoindre le radiophare Papa… maintenez le niveau de vol 90… virage à droite après décollage. »
Le commandant du vol KLM a répondu :
« Reçu, monsieur, nous sommes autorisés vers le radiophare Papa… nous sommes maintenant au décollage. »
Une formulation non standard, laissant planer un doute sur l’intention réelle.
La tour a alors répondu brièvement :
« OK… »
un terme trop vague, avant de corriger peu après :
« Attendez pour le décollage, je vous rappellerai. »
Cependant, le message crucial de l’équipage de Pan Am,
« Et nous sommes toujours en train de circuler sur la piste ! »,
a été brouillé par des interférences, empêchant une réception claire.
Une collision tragique
Dans le cockpit, malgré un doute exprimé, le commandant a décidé d’engager le décollage. Quelques secondes plus tard, l’appareil de la KLM a percuté celui de Pan Am encore en phase de roulage. Le bilan fut effroyable : 583 victimes, faisant de la Catastrophe aérienne de Tenerife l’accident aérien le plus meurtrier de l’histoire de l’aviation civile.
Un tournant pour la sécurité aérienne
Au-delà du drame humain, cet accident a transformé les normes de sécurité. Il a mis en lumière l’importance de la clarté des communications, de la standardisation des procédures et de la gestion des ressources en équipage (CRM). Désormais, une seule formule fait foi : « autorisé au décollage ».
Chaque 27 mars, ce souvenir tragique nous rappelle la rigueur indispensable dans l’aéronautique et la fragilité des systèmes face à une combinaison de facteurs humains et techniques.
Commentaires 0
Exprimez-vous, débattez, réagissez
Signaler ce commentaire
📰 Articles similaires
Earth Hour 2026 : éteignez vos lumières ce samedi soir
(PHOTOS) Moustique tigre : appel urgent à la vigilance en Belgique
Belgique : sécheresse exceptionnelle, un mois d’avril parmi les plus secs jamais enregistrés et un risque accru d’incendies
Fin de la vente de tickets à bord dès le 1er juillet
Carte d’identité : retour à 10 ans pour les plus de 75 ans
Grève SNCB : service alternatif jusqu’au 11 mars inclus
➡️ Continuez la lecture
Naviguez sans pub !
Vous appréciez notre contenu ? Soutenez notre média indépendant et profitez d'une lecture plus confortable.
Déjà membre ? Connectez-vous
Installer LeBrol
Ajoutez l'appli sur votre écran d'accueil en un clic.
Si rien ne se passe, cherchez l'icône 📲 dans la barre d'adresse de Chrome
Installer LeBrol sur iPhone/iPad
3 étapes depuis Safari :
puis Partager — ou le bouton □↑ en bas
2. Faites défiler → « Sur l'écran d'accueil »
3. Appuyez sur « Ajouter »
⚠️ Fonctionne uniquement dans Safari
Installer LeBrol
Accès rapide depuis votre bureau, sans navigateur.
Rester informé ?
Recevez les informations les plus urgentes en temps réel.