Aller au contenu principal
Mardi 19 mai 2026
Infos trafic en temps réel
Live
🔧
Souvenez-vous
Faits Divers Info Route Société Hainaut

20 mars 2022 : Strépy-Bracquegnies vivait l’inimaginable

Il y a 4 ans, dans la nuit du 19 au 20 mars 2022, un drame sans précédent frappait le carnaval de Strépy-Bracquegnies. Quatre ans plus tard, le souvenir reste intact, entre recueillement, résilience et devoir de mémoire.

20 mars 2022 : Strépy-Bracquegnies vivait l’inimaginable
César Burton

Soutenez notre média indépendant

Naviguez sans pub pour 0,99€/mois et aidez-nous à rester gratuit et indépendant.

Une nuit festive devenue tragédie

Ce qui devait être un moment de convivialité et de tradition s’est transformé en cauchemar. Aux premières heures du 20 mars 2022, alors que les participants se rassemblaient pour le ramassage des Gilles, une voiture a violemment percuté la foule.

Le bilan est lourd : six personnes ont perdu la vie, et des dizaines d’autres ont été blessées, certaines grièvement. Très vite, les secours affluent, tandis que l’incompréhension laisse place à l’effroi.

Une onde de choc nationale

Au-delà de la région du Centre, c’est toute la Belgique qui est touchée. Les hommages se multiplient dans les jours qui suivent : moments de recueillement, marches silencieuses, messages de solidarité.

Les autorités, dont Alexander De Croo à l’époque, saluent la dignité des familles et des habitants face à l’épreuve. Le pays tout entier s’unit dans le deuil.

Une décision judiciaire sous le poids du drame

La réponse judiciaire s’est construite sur plusieurs années, dans un climat à la fois empreint d’exigence de vérité et de forte émotion collective. Rapidement interpellé après les faits, le conducteur, Paolo Falzone, a fait l’objet de poursuites pour une série d’infractions graves relevant du droit pénal routier.

Au terme de la procédure, le tribunal a retenu sa responsabilité pénale, le condamnant à cinq ans de prison ferme, assortis d’un retrait du permis de conduire pour une durée équivalente. La juridiction a estimé que le comportement adopté au volant relevait d’une faute grave, caractérisée notamment par une vitesse inadaptée et une absence manifeste d’anticipation dans un contexte pourtant identifié comme à risque en raison de la présence de nombreux participants au rassemblement folklorique.

Si la piste terroriste a été définitivement écartée dès l’enquête, les débats se sont concentrés sur le degré de responsabilité du conducteur et sur la qualification des faits, entre négligence et prise de risque consciente. Le jugement met ainsi en lumière un enchaînement de défaillances individuelles ayant conduit à des conséquences humaines dramatiques.

Pour les familles des victimes, cette condamnation constitue une étape essentielle dans la reconnaissance judiciaire du préjudice subi, bien qu’elle ne puisse atténuer la perte. Elle s’inscrit également dans une réflexion plus large sur la prévention des comportements dangereux au volant et sur le renforcement des dispositifs de sécurité lors d’événements rassemblant du public.

Se souvenir, malgré tout

Chaque année, la date du 20 mars est devenue un moment de recueillement à Strépy-Bracquegnies. Fleurs, bougies et hommages rappellent que derrière les chiffres, ce sont des vies, des familles et une communauté entière qui ont été brisées.

Une mémoire collective durable

Quatre ans après, le drame de Strépy-Bracquegnies reste un symbole fort. Il interroge sur la sécurité des événements populaires, mais surtout sur la capacité d’une communauté à se relever.

Entre douleur persistante et volonté d’avancer, une certitude demeure : ne jamais oublier.

Cet article vous a-t-il été utile ?
🤝

Rejoignez la communauté LeBrol

Restez connectés avec nous sur vos plateformes préférées

Commentaires 0

Exprimez-vous, débattez, réagissez

Live
0/2000

💡 Commentaire anonyme soumis à modération. pour publier instantanément.

Chargement des commentaires...

📰 Articles similaires

➡️ Continuez la lecture