Il est un peu plus de 5h30 à Bagdad lorsque les premières explosions retentissent dans le ciel irakien. Les frappes ciblées, menées par les forces américaines, visent à neutraliser le pouvoir en place. À Washington, le président George W. Bush vient d’ordonner le lancement de l’opération Operation Iraqi Freedom, avec un objectif affiché : renverser le régime de Saddam Hussein.
Depuis plusieurs mois, la tension est à son comble. Washington accuse Bagdad de détenir des armes de destruction massive et de représenter une menace directe pour la sécurité internationale. Pourtant, sur la scène diplomatique, le consensus est loin d’être acquis. Le Conseil de sécurité des Nations unies ne parvient pas à valider une intervention militaire, malgré l’insistance américaine.
Plusieurs capitales européennes, dont la France et l’Allemagne, s’opposent ouvertement à l’usage de la force, plaidant pour la poursuite des inspections menées sous l’égide de l’ONU. Une fracture diplomatique majeure s’installe alors entre alliés occidentaux.
Sur le terrain, la supériorité militaire de la coalition emmenée par les États-Unis et le Royaume-Uni ne laisse guère de place au doute. En quelques semaines, les forces irakiennes sont débordées. Le 9 avril 2003, Bagdad tombe. Les images de la statue de Saddam Hussein renversée font le tour du monde et symbolisent la chute du régime.
Mais la fin des combats conventionnels ne signifie pas la paix. Très vite, l’Irak s’enfonce dans une instabilité profonde. Attentats, violences confessionnelles et insurrection armée rythment le quotidien d’un pays fragilisé. L’absence d’armes de destruction massive, jamais retrouvées, alimente la controverse internationale et entache durablement la légitimité de l’intervention.
Au fil des années, le conflit ouvre la voie à de nouvelles menaces, dont l’émergence du groupe État islamique. Plus de deux décennies après, la guerre en Irak reste un tournant majeur, tant pour le Moyen-Orient que pour les relations internationales.
Le 19 mars 2003 demeure ainsi une date gravée dans les mémoires : celle d’une guerre annoncée comme rapide, mais dont les conséquences continuent encore aujourd’hui de se faire sentir à l’échelle mondiale.
Commentaires 0
Exprimez-vous, débattez, réagissez
Signaler ce commentaire
📰 Articles similaires
Earth Hour 2026 : éteignez vos lumières ce samedi soir
Carburants : nouvelle hausse, l’essence dépasse 2€
(PHOTOS) Moustique tigre : appel urgent à la vigilance en Belgique
Belgique : sécheresse exceptionnelle, un mois d’avril parmi les plus secs jamais enregistrés et un risque accru d’incendies
Fin de la vente de tickets à bord dès le 1er juillet
Carte d’identité : retour à 10 ans pour les plus de 75 ans
➡️ Continuez la lecture
Naviguez sans pub !
Vous appréciez notre contenu ? Soutenez notre média indépendant et profitez d'une lecture plus confortable.
Déjà membre ? Connectez-vous
Installer LeBrol
Ajoutez l'appli sur votre écran d'accueil en un clic.
Si rien ne se passe, cherchez l'icône 📲 dans la barre d'adresse de Chrome
Installer LeBrol sur iPhone/iPad
3 étapes depuis Safari :
puis Partager — ou le bouton □↑ en bas
2. Faites défiler → « Sur l'écran d'accueil »
3. Appuyez sur « Ajouter »
⚠️ Fonctionne uniquement dans Safari
Installer LeBrol
Accès rapide depuis votre bureau, sans navigateur.
Rester informé ?
Recevez les informations les plus urgentes en temps réel.