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19 mars 2003 : quand les États-Unis lançaient la guerre en Irak

Il y a 23 ans, dans la nuit du 19 au 20 mars 2003, les États-Unis lancent une offensive militaire contre l’Irak. Une intervention éclair qui marque le début d’un conflit aux répercussions durables, devenu l’un des symboles des tensions géopolitiques du début du XXIe siècle

19 mars 2003 : quand les États-Unis lançaient la guerre en Irak
Photo d’illustration – bombardements de Bagdad, mars 2003 (Reuters)

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Il est un peu plus de 5h30 à Bagdad lorsque les premières explosions retentissent dans le ciel irakien. Les frappes ciblées, menées par les forces américaines, visent à neutraliser le pouvoir en place. À Washington, le président George W. Bush vient d’ordonner le lancement de l’opération Operation Iraqi Freedom, avec un objectif affiché : renverser le régime de Saddam Hussein.

Depuis plusieurs mois, la tension est à son comble. Washington accuse Bagdad de détenir des armes de destruction massive et de représenter une menace directe pour la sécurité internationale. Pourtant, sur la scène diplomatique, le consensus est loin d’être acquis. Le Conseil de sécurité des Nations unies ne parvient pas à valider une intervention militaire, malgré l’insistance américaine.

Plusieurs capitales européennes, dont la France et l’Allemagne, s’opposent ouvertement à l’usage de la force, plaidant pour la poursuite des inspections menées sous l’égide de l’ONU. Une fracture diplomatique majeure s’installe alors entre alliés occidentaux.

Sur le terrain, la supériorité militaire de la coalition emmenée par les États-Unis et le Royaume-Uni ne laisse guère de place au doute. En quelques semaines, les forces irakiennes sont débordées. Le 9 avril 2003, Bagdad tombe. Les images de la statue de Saddam Hussein renversée font le tour du monde et symbolisent la chute du régime.

Mais la fin des combats conventionnels ne signifie pas la paix. Très vite, l’Irak s’enfonce dans une instabilité profonde. Attentats, violences confessionnelles et insurrection armée rythment le quotidien d’un pays fragilisé. L’absence d’armes de destruction massive, jamais retrouvées, alimente la controverse internationale et entache durablement la légitimité de l’intervention.

Au fil des années, le conflit ouvre la voie à de nouvelles menaces, dont l’émergence du groupe État islamique. Plus de deux décennies après, la guerre en Irak reste un tournant majeur, tant pour le Moyen-Orient que pour les relations internationales.

Le 19 mars 2003 demeure ainsi une date gravée dans les mémoires : celle d’une guerre annoncée comme rapide, mais dont les conséquences continuent encore aujourd’hui de se faire sentir à l’échelle mondiale.

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