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Lundi 11 mai 2026
Monoxyde de carbone
Santé

Risque d’intoxication au monoxyde de carbone : vigilance accrue en automne

Avec l’arrivée de l’automne, le risque d’intoxication au monoxyde de carbone (CO) augmente, car de nombreux foyers rallument leurs appareils de chauffage. Le CO est un gaz incolore, inodore et potentiellement mortel, produit lors de la combustion incomplète de carburants comme le gaz, le bois ou le mazout. Les symptômes d’intoxication sont souvent difficiles à identifier : maux de tête, vertiges, nausées, fatigue, confusion, et dans les cas graves, perte de connaissance ou décès. Pour se protéger, il est essentiel de faire entretenir régulièrement ses appareils de chauffage, d’installer des détecteurs de CO, d’assurer une bonne ventilation et de ne jamais utiliser de moteurs ou chauffages d’appoint à l’intérieur sans aération. En cas de suspicion d’intoxication, il faut évacuer les lieux, aérer, et contacter immédiatement les services d’urgence. Les chiffres montrent que le CO reste une cause importante de décès chaque année, soulignant l’importance de la prévention, surtout à l’automne.

Risque d’intoxication au monoxyde de carbone : vigilance accrue en automne

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Avec l’arrivée de l’automne et la baisse des températures, de nombreux foyers rallument leurs systèmes de chauffage, augmentant ainsi le risque d’intoxication au monoxyde de carbone (CO). Ce gaz incolore, inodore et non irritant est responsable de plusieurs dizaines de décès chaque année en Belgique, principalement entre octobre et avril.

Qu'est-ce le monoxyde de carbone et quels sont les symptômes ?

Le monoxyde de carbone se forme lors d’une combustion incomplète de carburants tels que le gaz, le bois, le charbon ou le mazout. Il est principalement émis par les chaudières, poêles, chauffe-eaux, cheminées et autres appareils de chauffage. En Belgique, le monoxyde de carbone est la principale cause d’intoxication mortelle, avec une moyenne de 19 décès par an entre 2018 et 2023.

Les signes d’intoxication au CO sont souvent peu spécifiques, ce qui rend le diagnostic difficile. Les symptômes incluent maux de tête, vertiges, nausées, fatigue et confusion. En cas d’exposition prolongée ou à des concentrations élevées, des symptômes plus graves peuvent apparaître, tels que perte de connaissance, convulsions, coma et décès. Il est important de noter que ces symptômes peuvent s’estomper après avoir quitté la zone contaminée, mais des séquelles neurologiques peuvent persister, notamment des troubles de la mémoire ou des mouvements anormaux.

Comment se propage t-il ?

Les principales sources d’émission de CO dans les habitations sont les chaudières, chauffe-eaux et chauffe-bains au gaz, les poêles à bois ou à granulés, les cheminées et foyers ouverts, les appareils de chauffage d’appoint fonctionnant au pétrole, butane ou propane, ainsi que les moteurs thermiques utilisés en intérieur comme les groupes électrogènes ou les tondeuses. Il est essentiel de s’assurer que ces appareils sont correctement installés, entretenus et ventilés pour éviter les risques d’intoxication.

Pour réduire le risque d’intoxication, il est recommandé de faire entretenir annuellement les appareils de chauffage et de production d’eau chaude par un professionnel agréé, d’installer des détecteurs de monoxyde de carbone conformes aux normes, d’assurer une ventilation adéquate des pièces où se trouvent des appareils de combustion, et de ne jamais utiliser de chauffages d’appoint ou de moteurs thermiques à l’intérieur sans ventilation appropriée. En cas de symptômes suspects, il faut aérer immédiatement les lieux, quitter la zone contaminée et contacter les services d’urgence.

En cas de doute ; ne tardez pas et contactez immédiatemment les secours !

Si une intoxication au CO est suspectée, il est crucial d’agir rapidement : évacuer les lieux, aérer les pièces, contacter les services d’urgence et signaler toute personne inconsciente. Le traitement peut inclure l’administration d’oxygène pur et, dans les cas graves, l’utilisation de caissons hyperbares pour éliminer rapidement le CO du corps.

En 2024, à Bruxelles, les pompiers ont dû intervenir 115 fois pour des intoxications au CO, avec quatre décès recensés. Ces chiffres soulignent l’importance de la prévention et de la vigilance, notamment en automne, lorsque le risque est accru.

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