Il y a dix ans, la Belgique basculait dans l’horreur. Le matin du 22 mars 2016, une série d’attentats coordonnés frappait la capitale, plongeant Bruxelles dans un état de sidération rarement égalé.
Peu après 8 heures, deux explosions retentissent dans le hall des départs de l’aéroport de Brussels Airport. La violence du souffle, la panique des voyageurs et les images de destruction font rapidement le tour du monde. Moins d’une heure plus tard, une troisième explosion vise la station de métro Maelbeek, en plein quartier européen, à proximité immédiate des institutions de l’Union européenne.
Le bilan est lourd : 32 victimes et plus de 300 blessés. Derrière ces chiffres, des vies brisées, des familles endeuillées et une nation sous le choc. Les attaques seront revendiquées par l’organisation terroriste État islamique, déjà impliquée dans plusieurs attentats en Europe.
Très vite, la Belgique se met à l’arrêt. Le niveau d’alerte est relevé au maximum, les transports sont paralysés et la population est invitée à rester confinée. Dans les rues de Bruxelles, un silence inhabituel s’installe, contrastant avec l’effervescence habituelle de la capitale.
Mais face à la peur, la solidarité s’organise. Les Bruxellois ouvrent leurs portes, proposent des trajets, offrent un refuge à ceux qui en ont besoin. Les hommages se multiplient, notamment sur la Place de la Bourse, devenue en quelques heures un lieu de recueillement spontané, recouvert de fleurs, de bougies et de messages de paix.
Les années suivantes seront marquées par une longue quête de vérité et de justice. Le procès des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles s’ouvre en décembre 2022 devant la cour d’assises de Bruxelles, au terme d’une enquête d’une ampleur exceptionnelle. Considéré comme l’un des plus vastes jamais organisés en Belgique, il mobilise des centaines de parties civiles et une infrastructure sécurisée inédite, notamment sur le site de Justitia. Après plusieurs mois d’audiences marqués par des témoignages bouleversants, les principaux accusés sont reconnus coupables à l’été 2023, apportant une réponse judiciaire attendue, sans pour autant effacer les cicatrices.
Dix ans plus tard, le souvenir reste intact. Chaque 22 mars, la Belgique rend hommage aux victimes de ces attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles. Au-delà du drame, cette date symbolise aussi la résilience d’un pays qui, malgré les cicatrices, a su rester debout.
Un devoir de mémoire essentiel, pour ne jamais oublier.
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