Les concentrations de pollen d’aulne et de noisetier ont dépassé les 100 grains par mètre cube d’air ces derniers jours dans certaines régions, marquant le début officiel de la saison pollinique. Ces deux arbres sont connus pour être les premiers à libérer leur pollen en début d’année.
Une floraison synchronisée qui inquiète les spécialistes
Habituellement étalée sur plusieurs semaines, la floraison du noisetier a été retardée par une période de froid en janvier. Résultat : elle coïncide désormais avec celle de l’aulne. Cette synchronisation pourrait provoquer un pic pollinique plus intense et plus concentré, augmentant le risque de symptômes sévères chez les personnes sensibles.
La météo joue un rôle clé dans la dispersion
Actuellement, les concentrations restent modérées en raison de conditions hivernales variables. Toutefois, en cas de temps sec accompagné de vent, le pollen peut se disperser plus largement et plus rapidement, aggravant les symptômes allergiques.
De nouvelles cartes de prévision pour mieux anticiper
Grâce à la collaboration entre Sciensano et l’Institut Royal Météorologique, des cartes de prévision spécifiques au noisetier et à l’aulne sont désormais disponibles. Elles permettent d’anticiper le risque allergique plusieurs jours à l’avance, tant pour les patients que pour les professionnels de santé.
Comment reconnaître une allergie au pollen
Les allergies polliniques se manifestent notamment par des éternuements, un nez bouché ou qui coule, des démangeaisons dans la gorge, des yeux rouges et larmoyants, voire des difficultés respiratoires. Contrairement aux infections virales, elles ne provoquent ni fièvre ni douleurs musculaires et apparaissent immédiatement lors de l’exposition aux allergènes.
Limiter les symptômes reste essentiel
Les personnes allergiques sont invitées à suivre scrupuleusement leur traitement médical et à adopter des gestes préventifs : port du masque lors des pics polliniques, lavage régulier des cheveux et des vêtements, limitation des activités physiques à l’extérieur par temps sec, ou encore aération maîtrisée des habitations.
S’informer régulièrement pour mieux se protéger
Les autorités sanitaires recommandent de consulter régulièrement les plateformes dédiées au suivi de la saison pollinique afin d’adapter son comportement et son traitement en fonction de l’évolution des concentrations de pollen.
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